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Au Vietnam et à Hong-kong…

Ci-dessous quelques photos des deux installations réalisées au Vietnam et à Hong-Kong.

Un immense merci à Mimi et son ami qui m’ ont aidé à Hué (Vietnam) pour traduire auprès des passants le pourquoi de cette installation.

Merci aussi à Eric et Manue, nos guides à Hong-Kong et aussi et surtout un grand merci à Ufunk qui est toujours là quand j’ai besoin de lui, pour des prises de vue ou des « enlèvements » de scotch…

Merci aussi aux Vietnamiens et Hong-Kongais qui ont salué les installations par de petits mots d’encouragement, de jolis compliments et surtout des sourires et des pouces levés! (Ce que l’on comprenait d’ailleurs le mieux…)

Vous retrouverez en bas des photos, si vous êtes intéressés, le texte expliquant le pourquoi de ces installations..
Pour Hong-Kong et le Vietnam, mon positionnement a presque été politique (même si je n’aime pas trop ça) avec un message « pour le peuple ».

Pour Hong-Kong, j’ai juste voulu encourager les Hong-kongais dans leur volonté de rester indépendants.  Ils ont manifesté pour cette position quelque jour avant notre arrivée… Je voulais aussi saluer l’esprit de liberté qui sillonne leur rue.. Plusieurs policiers sont passés lors de l’installation, et pas un seul ne s’y est opposé… Aurais- ce été pareil en Chine alors que nous filmions et photographions? Je me le demande… Mais je n’aurai pas voulu finir dans une prison chinoise… Je vous renvoie, si vous ne le connaissez pas vers le parcours de Ai Weiwei , artiste chinois qui se bat pour la liberté d’expression…

Pour le Vietnam, j’ai voulu là encore reprendre le symbole de l’étoile, tout en sachant que c’est celui qui orne leur drapeau national. Ce dernier représente l’unité du pays, étant représenté avec les 5 branches de l’étoile jaune les paysans, les étudiants, les intellectuels, les ouvriers et les soldats qui se sont tous ensemble battus pour leur indépendance…

Connaissant la rude histoire du Vietnam, la colonisation, les diverses invasions et la guerre du Vietnam, un hommage supplémentaire et une marque d’admiration me paraissait le bienvenue à ce peuple accueillant et travailleur…

Spectres dans la ville, arc-en-ciel abstraits de papiers…

Ces installations urbaines, éphémères et non dégradantes, composées de centaines de pliages en origamis apparaissent dans la ville de manière ultra visible et incontournable, de par leur surface mais surtout leur couleur vive.

Cette série m’a entre autre été inspirée par mon année au Japon et par les événements marquants du 11 mars 2011 qui provoquèrent entre autre l’explosion de la centrale de Fukushima alors que j’étais encore là-bas.
Suite à ces événements puis quelques lecture, je décidai de participer à ma manière à l’hommage rendu depuis des décennies à Sadako  Sasaki et d’ajouter à cela ma considération pour le peuple nippon.
Sadako vécu l’horreur de la bombe d’Hiroshima et ses tragiques conséquences… Quelques années plus tard elle fût atteinte d’une leucémie provoquée par les événements atomique de 1945.
On lui raconta la légende japonaise des 1000 grues: pour voir exaucer son vœu, il fallait réaliser 1000 grues en origami.
Son souhait fût donc de guérir mais Sadako décéda à l’âge de 12 ans après n’avoir confectionné que 644 grues…
Dès lors, les enfants de tout le Japon confectionnèrent des grues à la mémoire de Sadako. Un mémorial lui fut consacré avec ce message:

Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde
La grue en origami est ainsi devenue un symbole international de Paix. A ma manière, j’ai donc voulu revenir sur cette épisode de l’histoire, à la fois lointain mais qui n’aura jamais été autant d’actualité. C’est un hommage également à toutes les victimes de ces actions si violentes qui ont composé et composent encore notre monde.

Le message est dur et brutal mais le représenter d’une manière sombre ne m’apparaissait pas nécessaire. C’est pourquoi j’ai préféré « L’optimisme de l’action au pessimisme de la pensée », pour reprendre les mots d’Harald Zindler. C’est une vision très personnelle que je souhaite ainsi livrer mais aussi offrir des chemins de pensées vastes et propres à chacun.  J’ai également envie, plutôt que d’imposer des idées, de proposer une réflexion sur nos rapports avec les individus et notre comportement face à l’environnement naturel.

Je me plais à imaginer, lors de la fabrication des ces origamis, que chaque pliage est à l’image d’un peuple voire même d’un individu, et je me plais à établir des connexions imaginaires positives entre ces individus.
On peut y voir un réseau humain solidaire au travers des accumulations de toutes ces entités de papier.

De plus, chaque origamis représente également de manière simplifiée des éléments naturels de manière graphique à l’image de fleurs ou d’oiseaux.

On peut être amené à percevoir également la connexion HOMME / NATURE et s’interroger sur son importance et l’équilibre de celle-ci.

Enfin, le choix des couleurs n’est pas neutre mais cherche à reprendre cette vision naïve de l’arc-en-ciel mise en avant par de nombreux mouvements à action pacifistes: Le drapeau du mouvement pour la paix, le drapeau pour le climat, le drapeau LGBT…Etc
Greenpeace a également a plusieurs reprises réutilisé ces couleurs, perçues dans le monde comme un symbole de paix, de diversité et d’harmonie.

Chacune des formes géométriques simples employées est la représentation abstraite de grandes idées de notre monde telles que l’harmonie, la spiritualité, l’équilibre et bien d’autres.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur  ma démarche et sur son interprétation, mais je préfère que chacun se l’approprie.
Voici néanmoins quelques pistes qui sont le point de départ de cette série d’installations urbaines.